Gratuité versus Qualité ?

Il y a quelques années (en 2001 si je ne me trompe), j’avais assisté dans la salle de Zoologie de l’université de Liège à une conférence de Ignacio Ramonet, alors éditorialiste au Monde Diplomatique (il ne l’est plus apparemment). Il avait eu cette rhétorique dont je me suis souvenu encore longtemps par la suite :

« Une information de qualité ne peut être gratuite. L’information – lorsqu’elle est gratuite – cela s’appelle de la propagande. »

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Un scarabée pour remplacer ma limace

Les solutions de stockage en réseau (ou NAS) sont souvent chers et peu flexibles de nos jours. On trouve des disques avec port Ethernet mais ceux-ci sont souvent pleins de logiciels propriétaires mal développés et aux performances catastrophiques. Les besoins en la matière sont différents pour chacun. Dans mon cas, je désirais un petit serveur de fichier qui me permette principalement de partager en réseau à moindres frais mes disques durs en USB2 (et en format ext3) et accessoirement de me servir de plateforme web de développement pour tester des bidouilles. Read More »

Débat sur le Web 2.0 et ses implications politiques

Un débat autour d’un dossier thématique paru dans le numéro d’avril du magazine Politiques, revue de débats sera organisé à Liège ce jeudi 8 mai à 20h au Mad Café (Parc d’Avroy), en collaboration avec l’asbl Alterezo.

Avec Alain Jennotte, journaliste au Soir et les auteurs du dossier : Patrick Gillon, Cédric Jonckheere, François Schreuer, Stéphane Rieppi et moi-même.

Le thème du débat « Web 2.0, innovation ou imposture ».

Critique sociale : Des voies et des traverses

Je viens de retrouver, relire et un peu retravailler un document que j’avais rédigé en 2003 dans le cadre d’un cours. Il s’agit d’une analyse de la notion de Critique Sociale chez Walzer et Boltanski.

Je m’étais bien amusé à écrire ce texte. D’ailleurs bon nombre des idées qu’ils comprends me suivent toujours aujourd’hui.

Lire le PDF (28 pages)

Internet and the Public Sphere : Tunisian Cyberactivism

Avec Sophie Grenade et Romain Lecomte, mes collègues sociologues, nous avons déposé une proposition d’article sur le Cyberactivisme tunisien. Cette proposition d’article (en français et en anglais) pour la revueNuvola_apps_personal.png « International Journal of Electronic Democracy » est disponible via le lien ci-dessous :

Les sphères de tangibilité

Je traîne ce graphique depuis plusieurs mois dans mon bloc à idées. Il me sert généralement de cadre d’analyse pour les études constructivistes que j’ai l’occasion de découvrir dans des séminaires ou lors de mes lectures. Il offre un point de vue original (me semble-t-il) sur les différentes formes de construction d’accord en éclairant ces constructions par les normes qui les cadrent (le Droit pour les accords capitalistes chez Boltanski, l’académie française pour les accords sur l’orthographe sur la Wikipédia, l’émergence des normes humoristiques, etc.).

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Je devrais (du moins, je l’espère) écrire un texte là-dessus dans les prochains mois. Je me baserai sur des travaux produits par Boltanski, Latour, Chateauraynaud, Lejeune et sur mon travail de mémoire portant sur le fonctionnement de Wikipedia.

Analyse symétrique du développement des technologies pour Communautés médiatées

« La technique doit être comprise en tant que médiateur et non en tant qu’instrument »
Gilbert Simondon, 19891

J’ai continué à réfléchir un peu sur les méthodologies de développement logiciel pour communautés. Grâce à une réunion de travail très instructive à l’INRIA de Sophia-Antipolis, j’y vois un peu plus clair sur la notion de scénario, de cas d’utilisation et de modèle de pratiques. Il existe plusieurs manières d’appréhender le développement logiciel pour communautés. Je vais tenter à travers ces quelques lignes d’expliquer (au sens de déplier le réseau) les manières de faire des chercheurs et programmeurs afin d’enrichir l’intelligibilité de ce champ d’étude qu’est l’ingénierie logicielle.

Des artefacts hybridés et stabilisés

Quand on réfléchit à la manière dont se conçoit un projet de R&D, on découvre qu’il ne part jamais de rien. On se dit pas : « Oh tient, aujourd’hui je vais m’intéresser à telle ou telle question et tenter de la résoudre, … ». Il existe toujours préalablement une idée fixe, ou une problématique problématisée. Dans le cadre des projets de développement logiciel, il existe des lignes de code qui traînent sur les disques durs dont on veut faire quelque chose, des boîtes informatiques qui ont réfléchi sur une nouvelle manière révolutionnaire de concevoir le développement, mais aussi des théoriciens prophétiques qui ont donné l’impulsion en expliquant que les solutions actuelles n’étaient pas toujours adaptées, et qu’il était possible d’innover en portant les communautés versDevelopment de nouvelles pratiques. Tous ces éléments qui entraînent et guident les projets constituent des artefacts. Selon la définition courante2, un artefact est un phénomène d’origine artificielle ou accidentelle rencontré au cours d’une expérience ou d’une observation. On retiendra simplement qu’il s’agit simplement d’un « quelque chose » stable qui intervient dans l’expérience. Read More »

  1. Simondon, G. (1989) ; Du mode d’existence des objets techniques, Paris.[]
  2. Le Petit Robert[]

The slide scenario

Since february, I have been working for a research center in Pedagogy. One of my main tasks was to work on a European project called PALETTE. This project – in summary – aims to set up, build, and develop software that will propagate virtual communities of practice in the context of training. Beautiful idea, isn’t it? Especially because this project was put up on the basis of free and open-sourced engineering software. Such project, however, carries with it some difficulties. In addition of the usual problems of communication linked to the management of such a broad social network of European researchers, the project is regularly confronted with basic obstacles – a result of varied and differing comprehension of certain key concepts.

180px-Hammer2.jpgIt was, initially, the concept of tool, which posed problems. From the point of view of a computer scientist, a tool, is a software. From the pedagogue point of view, it is less simpler. It could be a software (within the meaning of technology), if we speak about software dedicated to e-learning for example, but it is also a pedagogical instrument. Thus the term, in the sense of pedagogical tool, can be used for naming the syllabus of a course, such as those of bibliographical references, or about the simple concepts.

As one can imagine, this quickly led to a situation wherein each person starts thinking that his comprehension of the concept is the same as what others have come to understand, or worse, that they are convinced that its meaning is somehow already imbedded in its translation.

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Le scénario Toboggan

Depuis quelques mois maintenant, je travaille dans un centre de recherche en pédagogie. J’ai été engagé pour travailler sur un projet européen nommé PALETTE. Ce projet – pour le résumer grossièrement – tente de mettre en place / construire / développer des logiciels pour faire émerger des communautés de pratique médiatées dans des contextes d’apprentissage. Belle idée, s’il en est ! D’autant que le projet partait sur des bases libristes.

La mise en place d’un tel projet s’avère quelque peu plus difficile. Outre les problèmes de communication habituels liés à la gestion d’un large réseau social de chercheurs européens, le projet se confronte régulièrement à des obstacles de fond mettant en cause la compréhension de certaines notions clefs.
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Ce fût, dans un premier temps, la notion d’outil (tool) qui posa des problèmes. Du point de vue d’un informaticien, un outil, c’est – dit grossièrement – un logiciel. Du côté des pédagogue, c’est moins simple. Il s’agit alors là non seulement d’un logiciel (au sens de technologie), si l’on parle de dispositifs d’apprentissages médiatés par exemple, mais il peut s’agir aussi d’outil pédagogique. Le terme outil, dans le sens d’outil pédagogique, peut être utilisé pour simplement nommer le support papier d’un cours, que pour parler des références bibliographiques, ou encore des simples concepts.

Comme vous pouvez vous l’imaginer, cela conduit assez rapidement à des discussions ubuesques dans lesquelles chacun pense que sa compréhension de la notion fait l’unanimité, ou alors (et c’est parfois pire), est persuadé que son interlocuteur fera de lui-même l’effort de traduction.

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Mémoire de Sociologie sur Wikipédia

J’ai terminé mon mémoire de Sociologie (en Septembre 2005). Il décrit le fonctionnement de l’espace Wikipédia francophone.

Ce mémoire est téléchargeable ici.

Ce document sous licence est sous licence CC (by-nc-nd).

Extrait :Wikipedia-logo-en.jpg

Petite histoire d’un étudiant égaré
La veille d’une interrogation scolaire, un étudiant parcourt à l’aide du curseur commandé par sa souris les résultats que lui présente son moteur de recherche. Immédiatement son attention est attirée par un hyperlien présent sur les premières lignes dont le titre renferme le vocable « encyclopédie libre ». Il place adroitement son curseur sur le résultat qui attire son attention, et au bout de quelques instants, son navigateur Internet le redirige vers le résultat demandé. Sur son écran d’ordinateur apparaît le regard sévère de Charles Darwin. Il fait voyager son curseur par-dessus la page relative aux théories de l’évolution, découvrant ainsi une kyrielle d’hyperliens intégrés au corpus textuel consulté. Il parcourt rapidement la page de haut en bas et, intrigué par son curseur de souris qui se métamorphose en petite main à chaque fois qu’il survole un hypertexte, …