Dans le mensuel (le 15ème jour de juin 2008) de l’Université de Liège, parait un article écrit par Fabrice Terlonge sur la recherche — que j’ai effectué de mai 2007 à mai 2008 — sur l’« Évaluation Sociologique de la carte d’identité électronique belge » (ou eID).
ULg : « Qui cherche des poux à la carte à puce ? »
Wikipédia, un savoir collectif ouvert
Par Patrick Gillon et Martin Erpicum paru dans la Revue Politique, revue de débats n°54
Un mot prononcé avec humilité a plus de sens que mille autres
AA — Auteur Anonyme
L’agitation médiatique provoquée par le label « Web 2.0 » se manifeste rarement sans qu’allusion soit faite à
la Wikipédia. Érigée par l’opinion générale en figure emblématique des services Web 2.0, peu nombreux sont les articles abordant ce thème en passant sous silence le « modèle Wikipédia ». Si on peut s’interroger sur l’appartenance de l’encyclopédie en ligne — libre et gratuite — au « phénomène Web 2.0 », cela ne revient-il pas à la regarder par le petit trou de la lorgnette ? Ses caractéristiques en font un objet d’étude à part entière, à la fois représentatif et singulier des développements récents en matière de services en ligne.
La configuration holoptique des carrousels à bagages
Qui ne s’est jamais demandé comment se fait-il que si peu de détournement de bagage sont répertoriés dans les aéroports au moment de l’acheminent vers les voyageurs1 ?
Les dispositifs techniques que l’on nomme les carrousels à bagages sont conçus afin d’assurer un service de distribution des bagages tout à fait étonnant. Alors que le bon sens et les pratiques traditionnelles en matière de livraison de marchandise consisteraient à inventer un processus de distribution comprenant une phase d’identification / authentification du propriétaire du bagage - comme c’est le cas pour les livraisons de colis, de courriers recommandés et les distributions d’argent dans les banques, etc.
![]()
Les dispositifs de carrousel à bagages (photo contre) inversent la tendance en octroyant le rôle du tiers contrôleur aux contrôlés eux-mêmes. Les voyageurs - en observant les bagages arriver et se déplacer le long du tapis - s’assurent :
- De trouver leur bagage ;
- Et que quelqu’un ne le trouve pas à leur place ;
Comparés aux méthodes traditionnelles de livraison, ces dispositifs résultent - pour le voyageur - en un gain de temps et de liberté, tandis qu’ils représentent un gain financier2 (frais de personnel) pour les compagnies d’aviation / aéroports3. Read More
Gratuité versus Qualité ?
Il y a quelques années (en 2001 si je ne me trompe), j’avais assisté dans la salle de Zoologie de l’université de Liège à une conférence de Ignacio Ramonet, alors éditorialiste au Monde Diplomatique (il ne l’est plus apparemment). Il avait eu cette rhétorique dont je me suis souvenu encore longtemps par la suite :
« Une information de qualité ne peut être gratuite. L’information - lorsqu’elle est gratuite - cela s’appelle de la propagande. »

Un scarabée pour remplacer ma limace
Les solutions de stockage en réseau (ou NAS) sont souvent chers et peu flexibles de nos jours. On trouve des disques avec port Ethernet mais ceux-ci sont souvent pleins de logiciels propriétaires mal développés et aux performances catastrophiques. Les besoins en la matière sont différents pour chacun. Dans mon cas, je désirais un petit serveur de fichier qui me permette principalement de partager en réseau à moindres frais mes disques durs en USB2 (et en format ext3) et accessoirement de me servir de plateforme web de développement pour tester des bidouilles. Read More
Débat sur le Web 2.0 et ses implications politiques
Un débat autour d’un dossier thématique paru dans le numéro d’avril du magazine Politiques, revue de débats sera organisé à Liège ce jeudi 8 mai à 20h au Mad Café (Parc d’Avroy), en collaboration avec l’asbl Alterezo.
Avec Alain Jennotte, journaliste au Soir et les auteurs du dossier : Patrick Gillon, Cédric Jonckheere, François Schreuer, Stéphane Rieppi et moi-même.
Le thème du débat « Web 2.0, innovation ou imposture ».
Critique sociale : Des voies et des traverses
Je viens de retrouver, relire et un peu retravailler un document que j’avais rédigé en 2003 dans le cadre d’un cours. Il s’agit d’une analyse de la notion de Critique Sociale chez Walzer et Boltanski.
Je m’étais bien amusé à écrire ce texte. D’ailleurs bon nombre des idées qu’ils comprends me suivent toujours aujourd’hui.
Internet and the Public Sphere : Tunisian Cyberactivism
Avec Sophie Grenade et Romain Lecomte, mes collègues sociologues, nous avons déposé une proposition d’article sur le Cyberactivisme tunisien. Cette proposition d’article (en français et en anglais) pour la revue
« International Journal of Electronic Democracy » est disponible via le lien ci-dessous :
Les sphères de tangibilité
Je traîne ce graphique depuis plusieurs mois dans mon bloc à idées. Il me sert généralement de cadre d’analyse pour les études constructivistes que j’ai l’occasion de découvrir dans des séminaires ou lors de mes lectures. Il offre un point de vue original (me semble-t-il) sur les différentes formes de construction d’accord en éclairant ces constructions par les normes qui les cadrent (le Droit pour les accords capitalistes chez Boltanski, l’académie française pour les accords sur l’orthographe sur la Wikipédia, l’émergence des normes humoristiques, etc.).

Je devrais (du moins, je l’espère) écrire un texte là-dessus dans les prochains mois. Je me baserai sur des travaux produits par Boltanski, Latour, Chateauraynaud, Lejeune et sur mon travail de mémoire portant sur le fonctionnement de Wikipedia.
Analyse symétrique du développement des technologies pour Communautés médiatées
Gilbert Simondon, 19891
J’ai continué à réfléchir un peu sur les méthodologies de développement logiciel pour communautés. Grâce à une réunion de travail très instructive à l’INRIA de Sophia-Antipolis, j’y vois un peu plus clair sur la notion de scénario, de cas d’utilisation et de modèle de pratiques. Il existe plusieurs manières d’appréhender le développement logiciel pour communautés. Je vais tenter à travers ces quelques lignes d’expliquer (au sens de déplier le réseau) les manières de faire des chercheurs et programmeurs afin d’enrichir l’intelligibilité de ce champ d’étude qu’est l’ingénierie logicielle.
Des artefacts hybridés et stabilisés
Quand on réfléchit à la manière dont se conçoit un projet de R&D, on découvre qu’il ne part jamais de rien. On se dit pas : « Oh tient, aujourd’hui je vais m’intéresser à telle ou telle question et tenter de la résoudre, … ». Il existe toujours préalablement une idée fixe, ou une problématique problématisée. Dans le cadre des projets de développement logiciel, il existe des lignes de code qui traînent sur les disques durs dont on veut faire quelque chose, des boîtes informatiques qui ont réfléchi sur une nouvelle manière révolutionnaire de concevoir le développement, mais aussi des théoriciens prophétiques qui ont donné l’impulsion en expliquant que les solutions actuelles n’étaient pas toujours adaptées, et qu’il était possible d’innover en portant les communautés vers
de nouvelles pratiques. Tous ces éléments qui entraînent et guident les projets constituent des artefacts. Selon la définition courante2, un artefact est un phénomène d’origine artificielle ou accidentelle rencontré au cours d’une expérience ou d’une observation. On retiendra simplement qu’il s’agit simplement d’un « quelque chose » stable qui intervient dans l’expérience. Read More
